
José Canès, né à Barcelone en 1931, étudiant de l’école des Beaux-Arts de Barcelone, s’échappa vers le Paris mythique des peintres où il arriva en 1957, pour ne plus en repartir. Comme beaucoup de peintres de sa génération, Canès s’orienta vers ce que l’on a appelé l’abstraction lyrique, une peinture pure, délivrée de la fonction mimétique de la réalité, une peinture gestuelle qui garde la trace du processus de création. Dotée d’un sens du rythme et de la couleur, on a pu parler de la peinture de Canès comme d’une gifle lancée violemment à la face du spectateur. Avec le temps, le peintre a introduit l’ordre dans sa peinture et la sérénité. Le geste n’est plus ample, violent ; il est fragmenté, maîtrisé, sans pour autant que ses œuvres perdent leur musicalité et leur lyrisme.