Le parc de Sceaux
C’est l’heure où le soleil, se montre à l’horizon,
Perçant l’air embrumé de timides rayons.
Il étend ses longs bras par-dessus les bois sombres,
Ces arbres du levant dormant dans la pénombre,
La tête fourmillant de songes fantastiques,
Avec en souvenir les intrigues antiques.
L’heure où dansent les nymphes à l’air frais du matin,
Ondoyant avec grâce au dessus des bassins,
Laissant flotter leurs voiles en volutes légères,
Harmonieux ballet imprégné de mystère,
Où l’âme des anciens descend se rassurer,
Avant de s’échapper dans l’éther azuré.
Ces brumes dissipées, la journée sera belle !
Bientôt les promeneurs viendront en ribambelles,
Pour goûter au bonheur que leur offre ce lieu,
Dont ils oublieraient presque le passé glorieux
D’illustres personnages au fabuleux destin
Que l’Histoire reporte à un temps fort lointain.
Ils viendront admirer ici les perspectives,
Tracées par Le Nôtre d’une main instinctive,
D’autres préfèreront, aux formes rectilignes,
Et à perte de vue, aux arbres qui s’alignent,
Les jardins à l’anglaise en parc paysagé,
Son côté plus nature, ses endroits ombragés.
On verra s’installer sur l’herbe et déjeuner,
Des gens venus par groupe et restant à flâner ;
Les familles suivront avec petits et grands,
Pour jouer librement en sautant et courant ;
Il y aura aussi les adeptes du sport,
Qui foulent les allées pour le bien de leur corps.
On pourra visiter un musée admirable
Qui relate la vie de noms inoubliables,
Tels, Colbert, Seignelay, Trévise ou duc du Maine,
Découvrant les ancêtres et maîtres du domaine,
Superbes en ce château, dans une belle ambiance,
Parmi les collections et pièces de faïence.
Moi, je perçois souvent l’appel du parc de Sceaux,
Pour écouter chanter le murmure des eaux,
Pour saluer le vent qui me souffle des vers,
Ou voir batifoler, dans leur bel univers,
Les oiseaux de ce parc et la faune champêtre,
En savourant un air au parfum de bien-être.
Mireille Prével