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02.03.10

Rénovation de la piscine : c’est parti !

Rubrique : Sport

 

La piscine des Blagis a fermé ses portes le 31 mars. Jusqu’à fin 2011, d’importants travaux de rénovation et d’extension seront effectués.

La piscine municipale des Blagis a fermé ses portes le 31 mars. Jusqu’à fin 2011, d’importants travaux de rénovation et d’extension sont effectués, et entièrement pris en charge par la communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre, nouveau gestionnaire.

1969, la naissance
C’est en mai 1969 que pour la toute première fois, les maillots de bain affluent dans la piscine des Blagis, cofinancée par Sceaux et Bourg-la-Reine. Bonnets de bain, serviettes, lunettes, palmes... les nageurs peuvent enfin profiter d’un espace aquatique, à Sceaux.

Cette piscine est formée de deux bassins couverts : un “grand bain” de 25 m sur 15 m et d’un “petit bain” d’apprentissage de 12,5 m sur 15 m. Si le centre nautique de Sceaux, dont l’architecte Jacques Sergent fut inspiré par Jean Prouvé, présente les caractéristiques classiques des établissements aquatiques de sa génération, il se distingue néanmoins par son matériau principal de construction, à savoir l’acier, utilisé des structures de l’infrastructure, jusqu’à la charpente du bâtiment, en passant par les bassins eux-mêmes. Également, la piscine offre un solarium extérieur, particulièrement bien ensoleillé et protégé du vent.

La crise de la quarantaine
1969 à 2010 : 41 ans de bons et loyaux services. Mais un équipement qui vit 24 heures sur 24 subit de fortes agressions. D’où une veille constante et un entretien régulier. La piscine des Blagis accueille en moyenne 200 000 entrées par an dont 114 à 140 000 sont les entrées du public. Elle fait partie des plus hautes fréquentations sur le nombre de baigneurs au m² de plan d’eau de toute la région.

Et comme à chaque passage de la quarantaine, l’heure est aux bilans. Deux constats ont émergé : la piscine a vieilli et les pratiques ont évolué. Il faut donc l’améliorer. C’est pourquoi une rénovation complète de cet équipement aquatique est prévue d’ici la fin 2011, une rénovation qui se veut exigeante en matière de qualité de vie et de haute qualité environnementale (HQE).

Un transfert de compétence
La gestion de la piscine est revenue à la communauté d’agglomération des Hauts-de- Bièvre présidée par Georges Siffredi, députémaire de Châtenay-Malabry, le 1er janvier 2010. D’après lui, “ce transfert s’inscrit dans la logique d’intercommunalité, à savoir, prendre en gestion des équipements sportifs lourds. Le personnel a également été transféré ainsi que les activités d’enseignement. Treize millions d’euros seront investis dans ce projet. Grâce à la création d’un troisième bassin, la piscine des Blagis pourra accueillir 47 000 entrées en plus par an et 49 classes d’enfants supplémentaires”. Philippe Laurent, maire de Sceaux et viceprésident de la Communauté d’agglomération délégué aux équipements culturels et sportifs, porte de fait une attention toute particulière à cette réalisation “qui participe à un schéma global de développement des activités aquatiques sur l’ensemble du territoire de la Communauté d’agglomération, basé sur la proximité et la qualité des équipements et souhaitant répondre aux besoins scolaires, des clubs et du public.”

Une démarche HQE
La piscine va bénéficier d’une rénovation complète avec une pensée nouvelle de circulation pour répondre à l’ensemble des exigences actuelles d’hygiène et de sécurité, avec un changement des pratiques d’accueil et la création d’un bassin d’apprentissage pour répondre au manque de surface de plan d’eau dans le sud des Hauts-de-Seine. Le bassin supplémentaire de forme carrée (12,5 m sur 12,5 m) et de profondeur 1,25 m sera équipé d’une rampe d’accès. Il servira aussi bien à la natation qu’aux activités aquatiques.

Eric Lemarié, architecte du projet, a engagé : “une démarche haute qualité environnementale pour la conception et la gestion du chantier, une dimension exemplaire en terme de gestion économe des ressources : gestion de l’énergie et de l’eau, entretien et maintenance, confort hygrothermique, qualité de l’air et de l’eau. Tout ceci devrait ainsi entraîner des économies de fluide de l’ordre de 20% environ”. Le projet prévoit l’installation de capteurs solaires pour la production et la revente d’électricité et d’un chauffe-eau solaire pour l’eau chaude sanitaire, qui limiteront l’émission de CO2. Le vitrage, l’isolation, l’éclairage (naturel et artificiel), le confort hygrothermique (chaleur ambiante et humidité régulées) et olfactif (ventilation et contrôle de l’air) du bâtiment diminueront également la consommation d’énergie. Également, et concernant la qualité de l’eau, de l’air et le respect de l’environnement, l’eau circulera dans des filtres à sable puis bénéficiera d’un système de désinfection à l’ozone (remplaçant ainsi le chlore).

Les espaces de services que sont les vestiaires, sanitaires, accueil et bureaux seront entièrement repensés. Cette réorganisation accompagnera la volonté d’identifier clairement la piscine existante, dans sa perception depuis la rue, par un nouveau bâtiment public accueillant et chaleureux, disposant d’une double hauteur en hall principal pour recevoir les fortes fréquentations, se prolongeant même par une pergola en bois pour accueillir le visiteur et l’abriter en cas d’attente. Egalement,
des bornes seront équipées de brumisateurs pour les périodes de chaleur. Éric Lemarié envisage donc : “un vaste écrin fonctionnel et accueillant, mêlant le bois et le végétal, entourant délicatement la halle rénovée des bassins, coeur et mémoire du dispositif aquatique”.

Accessibilité
L’accès des usagers individuels et des groupes se fera à partir du parvis sud. Une fois à l’intérieur, leur circuit se séparera. Les usagers individuels bénéficieront de cabines individuelles simples ou doubles (pour les personnes à mobilité réduite, les familles ou
les personnes âgées), à double entrées, et de casiers de consigne individuels automatisés. Les groupes se changeront dans des vestiaires collectifs et remettront leurs effets sur patères. Et dans un cas comme dans l’autre, une distinction complète est établie entre les cheminements “pieds chaussés” et “pieds nus”. Les locaux de la piscine deviendront accessibles aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. Les dispositions suivantes ont été prises : accès facilités, billetterie avec guichets bas, sanitaires et douches adaptés, vestiaires accessibles, ascenseur à synthèse vocale, espace beauté avec sèche-cheveux à hauteur variable, pédiluves franchissables en fauteuil roulant, bassin de natation et bassin d’apprentissage équipés en plage d’un fourreau pour mise en place d’une nacelle de mise à l’eau et le troisième bassin d’une rampe carrelée. L’accessibilité sera donc nettement améliorée.

Quelques mots
pour parler de ce projet

Martine Delanoy, directrice
Cette piscine a très bien vieilli grâce à l’implication des deux communes, Bourg-la-Reine et Sceaux, qui l’ont maintenue en bon
état. Mais après plus de 40 ans, la rénovation devenait indispensable. J’ai participé à l’élaboration du cahier des charges et je pense que le projet retenu sera satisfaisant aussi bien pour le public, que pour le personnel. Également, les deux clubs (Les dauphins et Le beluga) vont pouvoir bénéficier de vrais locaux : ils auront des bureaux sur place et le stockage du matériel sera au niveau du bassin (et non plus en sous-sol). Aussi, je tiens à préciser que le personnel sera le même à la réouverture. C’est vraiment un très beau projet
.”

Éric Lemarié, architecte
Vous savez, pour beaucoup de personnes, les piscines
représentent des lieux publics, froids, bruyants. Le fait d’être quasiment nu augmente l’hypersensibilité et donc la sensation d’agression, de vulnérabilité. Cette piscine a un potentiel intéressant. Nous avons à la fois cette structure imposante en acier, ce volume et une ouverture vers ce jardin qui procure beaucoup de lumière. Il était donc prépondérant que notre projet soit à la fois “humain” et “convivial”. Nous avons donc travaillé
dans ce sens avec le choix des matériaux notamment. Par exemple, nous avons choisi d’utiliser du bois qui va apporter un côté chaleureux à cette structure en acier. Une toile tendue au plafond dissimulera des absorbeurs acoustiques et procurera une sensation de légèreté, douceur. Nous voulons que les gens se sentent bien
.”

Plus de renseignements : 01 46 60 21 65.

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